LA PECHE "CONTROLEE" DANS LA BAIE DE PHANG NGA
Par Craig JOHNSON*
 
Depuis les années soixantes, la pêche en Thaïlande a subi de nombreuses transformations. Avec l’introduction du chalut (ouan lack) et du filet pousse (ouan roon - push net), les pêcheurs Thaïlandais pouvaient exploiter les ressources côtières avec plus de rapidité mais aussi plus de destruction. Ce phénomène se manifeste dans la Baie de Phang Nga. Le problème principal est né d’un conflit opposant les pêcheurs commerciaux et les quelques pêcheurs traditionnels. Conformément à la loi thaïlandaise, les pêcheurs ne peuvent pas utiliser les chaluts ou les filets pousses à moins de trois kilomètres de la côte. Cependant, selon les fonc-tionnaires du Département de la pêche et les villageois et villageoises, la loi est souvent violée.

Par conséquent, les ressources côtières de la Baie de Phang Nga ont beaucoup décliné. Depuis les années soixante dix, il fallait dépenser plus d’argent et plus de temps pour attraper les poissons les plus demandés sur le marché. Frappé par l’extrême misère, les pêcheurs traditionnels ne peuvent pas rivaliser avec leurs concurrents commer-ciaux. Selon les villageois et les villageoises de Phuket et de Phang Nga, les conditions de vie actuelle sont moins bonnes qu’avant. Le gouvernement thaïlandais essayait de les aider, sans grand succès. Selon les communités locales, «les programmes gouvernemen-taux ne sont pas efficaces parce que les représentants n’écoutent jamais les personnes concernées qui sont en l’occurence, les villageois et villageoises ». Alors, disent-ils, "les fonctionnaires ne compren-nent pas les problèmes ou les conditions de vie dans les communités locales".

La bataille des pêcheurs traditionnels

Les villageois et villageoises de la Baie de Phang Nga ont donc décidé de se faire justice eux-mêmes. A Phuket, par exemple, les villages Baan Ao Kung et Baan Pa Khlock travaillent ensemble pour empêcher les chaluts et les filets pousses de faire intrusion dans la pêche locale. Par là même, ils essaient d’améliorer les lois côtières. Leur demande principale est que le gouvernement thaïlandais mette en vigueur la loi, c’est-à-dire ne pas autoriser les chaluts et les filets pousses à moins de trois kilomètres de la côte. Avec l’assistance des organisations non-gouvernementales (ONG) et l’Association des Pêcheurs Traditionnels de la Thaïlande du Sud, les villageois et villageoises de la Baie de Phang Nga font pression sur les responsables locaux, provinciaux et nationaux afin d’améliorer leur situation..

Actuellement, les fonctionnaires et les politiciens disent qu’ils veulent aider les pêcheurs traditionnels. A Thalang (Phuket), par exemple, le chef local (le Nai Ampoe) a chargé les représentants gouvernementaux et les communes locales de protéger les ressources côtières dans son district. De plus, le directeur du centre du développement a formé un comité qui travaille en commun avec les pêcheurs commerciaux et les quelques pêcheurs traditionnels à la baie de Phang Nga

Malgré ces projets encourageants, beaucoup de résistances persistent de la part des pêcheurs qui utilisent les méthodes destructives et des consommateurs et consommatrices qui achètent leurs produits.

* Etudiant en doctorat « sciences économiques » à Londres (London School of Economics), fait sa thèse à Phuket.

 
"Journalistes en herbe" :
Elèves du Dulwich International College
 

Les Eléphants à Phuket
Par Brigitte BRIZON

Qui n’a pas vu ces pachydermes à Phuket ? Ils prolifèrent et tous les mois de nouveaux éléphants arrivent de Chieng Mai. Là-bas, les promenades à dos d’éléphants ne rapportaient plus autant car le marché était saturé et Phuket fut tout naturellement la destination qui s’imposait. L’argent est la raison de leur présence sur notre île et il est vrai que pour les premiers exploitants ce fut un business très rentable. Comme toutes les affaires rentables, le business d’éléphants s’est développé à une vitesse prodigieuse et nous sommes maintenant saturés d’éléphants. La concurrence est devenue sévère, le commerce beaucoup moins rentable et certaines bêtes très mal soignées par des propriétaires peu scrupuleux. Combien de fois ai-je vu le matin, des personnes venir en camion, "déboiser" les collines aux environs du collège, ceci pour subvenir aux besoins alimentaires énormes de leurs protégés. Je pense que les autorités locales devraient agir avant qu’il ne soit trop tard pour réglementer l’entrée des éléphants sur l’île voire même l’interdire.

Les Jets-Skis
Franck Lozachmeur

Le jet-ski, j’adore ça ! Mais j’admets quand même que ça peut être assez, voire même très dangereux, surtout lorsque les utilisateurs rasent le bord de la plage. Plus loin au large, en principe, il n’y a pas de dangers particu-liers.Certaines personnes disent qu’il faut supprimer ces engins, mais je pense que cette solution n’est pas raisonnable car il ne faut pas oublier que le jet-ski est une attraction appréciée des touristes. En plus, sa supression entraînerait une assez grosse perte d’emplois. Je pense qu’il faut trouver un compromis qui permette de satisfaire tout le monde. Par exemple, la navigation à moins de 500 mètres de la plage devrait être interdite et un couloir de sortie conçu aux deux extrémités de chaque plage.


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