![]() |
EN REMONTANT UN PEU LE TEMPS: |
Photo n° 1: Vue générale au début de la décennie 80. A partir de la mer : dabord, la plage dite « des Dauphins » ou hat Loma, derrière un cordon littoral planté (cocoteraies surtout), puis une dépression aménagée en rizières. Au bas des reliefs, loin du rivage, le village de Patong étire ses habitations complètement enfouies dans la verdure. Sur les collines fermant le paysage à lest, plantations, défrichements et reliques forestières se succèdent ou simbriquent en une mosaïque apparemment fantaisiste mais obéissant aux lois de la propriété familiale traditionnelle. Dun point de vue géo-botanique, la principale transformation du milieu naturel terrestre a consisté en ce remplacement sur de larges surfaces, de la grande forêt dense tropicale par des plantations. Il sagit dun changement définitif... mais loin des regards des usagers des routes des centres fréquentés.
Photo n° 2: Au milieu de la même décennie, 5 ans plus tard, voici la plage des Dauphins survolée de plus près. On distingue, à droite, une installation touristique (Phuket Cabana), ailleurs, des filaos (Casuarina ou son thale) en lignes perpendiculaires ou des Borassus, palmiers à sucre (ton than ou thanot) groupés en bosquets. Au centre de limage, une route en cours daménagement part de la mer vers lest en longeant lécole de Sai Nam Yen (rectangle clair) et se dirige vers le village de Sai Nam Yen pour bifurquer vers ce qui était à lépoque deux culs de sacs, lun à gauche vers ban Môn et lautre à droite vers ban Na Nai. Ces villages aux habitations dispersées et non jointives sont, à lépoque, enfouis sous les cocotiers. La base des collines est plantée en arbres fruitiers divers puis, plus haut, en hévéas. Entre le cordon littoral et le piémont habité, la dépression constitue le parcellaire rizicole villageois (le riz est mûr au moment fixé par la photo) alors quelle est, en fin 98, plus quà demi urbanisée. Sil reste maintenant du riz, cest celui du marché. A ce propos, le sol des collines enserrant la baie de Patong était si bien arrosé et conservait si bien lhumidité que les pépinières destinées aux jeunes plants de padi (riz sur pied) étaient installées en pleine pente, à flanc de coteau, avant dêtre arrachés et replantés dans les rizières du bas ; technique tout à fait originale car les pépinières sont très généralement ensemencées dans les parties les plus basses du domaine rizicole.
Photo n° 3: La plage vue de Kalim. Au premier plan, le village de Kalim enfoui sous les cocotiers. A part 2 à 3 maisons de Moken (Chao Lé) ou Hommes de la Mer ou, pour eux, Orang Laut) cachées à lestuaire sud de la longue plage, Kalim est, vers lestuaire nord le seul village vraiment maritime. Habité par des musulmans, pêcheurs malais à lorigine, il laisse lintérieur des terres aux bouddhistes ainsi que celà se faisait à peu près partout au long du littoral thai de la mer Andaman. Au dessus des plantations familiales, la forêt recouvre les pentes collinéennes où elle saccroche encore maintenant mais sur des surfaces plus réduites et discontinues.
Photo n° 4: Photo au sol impensable en 98. Nous sommes sur une piste qui va devenir une rue à la circulation dense, bordée de maisons et de boutiques jusquau plus près de la chaussée, longée de poteaux électriques qui ont remplacé les cocotiers par une futaie de béton et de cables. Nous sommes ici au tout début de la décennie 80 (ou en fin de 70 ?) et, incroyable, entre Sai Nam Yen et Na Nai !
Photo n° 5: (bientot disponible)Cette cérémonie perdure, mais avec beaucoup moins de sarongs colorés et la plage Loma nest plus entièrement villageoise. Il sagit de « purifier » la communauté de Patong avant la nouvelle année qui se célèbre, comme partout en Thaïlande et en dautres pays bouddhiques du même Véhicule, à la mi-avril. Sur un radeau décoré et chargé doffrandes aux génies de la Mer, la charge des fautes, connues et inconnues, des malheurs, provoqués ou subis, va quitter le terrain villageois pour le large, la vaste mer qui engloutira tout et « lavera » les humains prêts à entamer un nouveau cycle annuel. Comme en dautres circonstances, bouddhisme et traditions du terroir font bon ménage. En tout cas, limage montre que le sarong était alors la tenue constante, commune ou fastueuse, des travaux ou des cérémonies.
Photo n° 6: Et la tenue des jeunes filles aussi ? Voici nos collégiennes de fin des années 70 portant leurs offrandes au wat bouddhique : colliers de fleurs sur des sarongs... mais étrennant des chaussures achetées pour la circonstance. Elles sont adolescentes et leurs filles de 98 seraient étonnées à la vue de la photo. Elles croiraient à une reconstitution historique captée par mon appareil photographique inlassablement curieux et fixant un si vieux passé... de 20 ans ! En présentant ces images à la fois proches et déjà désuètes, je ne veux pas seulement alimenter vos nostalgies ou nourrir dinutiles regrets mais illustrer simplement la vitesse et la profondeur des changements dans le seul cadre de Patong. Pensez à ces images lorsque vous irez faire « cracher » votre carte de crédit dans un bureau de change où saccomplira le miracle technique qui débitera votre compte situé à des milliers de kilomètres en espèces locales sortant du guichet froid et anonyme. Revoyez alors ce même bureau auprès duquel il vous a été si difficile de garer votre voiture dans une cohue citadine alors que tout nétait que rizières cadrées de cocoteraies sous lesquelles disparaissaient les maisons éparpillées du village de Patong ! |
LELEPHANT
BLANC |
| Le mois
dernier vous avez certainement entendu souvent sur les
ondes de la radio nationale la chanson "Chang,
Chang, Chang" ce qui signifie "éléphant
éléphant éléphant" et vous avez également
remarqué le nombre impressionnant de dessins
représentant un éléphant sportif surnommé "Chang
Chaiyo". Cet éléphant était la mascotte des
XIIIème ASIAN GAMES 1998 qui ont eu lieu en Thaïlande
du 6 au 20 décembre 1998. Pourquoi léléphant est-il si important pour les Thais? Pour vous aider à trouver la réponse, je voudrais vous relater quelques textes anciens qui parlent de la croyance des thailandais en léléphant blanc. Léléphant blanc est un animal particulièrement sacré, puisque Bouddha lui-même se réincarna sous cette forme. Lactuel souverain, RAMA IX, en posséda jusquà dix (1), un chiffre jamais atteint dans lhistoire de la Thaïlande. Les éléphants blancs représentent, paraît-il, la plus grande chance pour le roi de voir son royaume prospérer et sépanouir, et à son règne de durer longtemps et dans la joie. Léléphant blanc doit posséder sept couleurs : blanc, jaune, vert, rouge, noir, mauve et gris acier. Il a des yeux blancs, vingt doigts de pieds blancs (deux de plus que chez léléphant "normal"), des poils blancs, une queue blanche. Il doit sentir bon et ne pas ronfler en dormant, mais émettre des sons aussi agréables que la musique thaïlandaise classique. Des qualités rares, il faut lavouer, mais que les thailandais arrivent à discerner chez les nouveau-nés. Le premier roi à avoir possédé un éléphant blanc fut le roi Ramkamhaeng, au XIIIème siècle(2). Le roi Mahachakrapat en eut sept et fut surnommé "le seigneur des éléphants". Un exemple parlant des légendaires éléphants blancs de la Thaïlande fut décrit par Van Vliet (3) en 1692 : "Parfois il arrive aussi que lon capture au Siam(4) un éléphant blanc. Cette nation le considère comme une merveille de la nature, et ses voisins comme un prince des élephants. Les rois de Siam en ont souvent un à leur cour; il est somptueusement logé, orné et traité, bien pourvu dun entourage et dune suite. Sa Majesté le visite régulièrement, ses mandarins et vassaux le vénèrent , et il est servi dans de la vaisselle dor pur. Au début du règne du roi actuel, un jeune éléphant blanc fut capturé et mourut subitement en lannée 1633. Sa majesté était si indisposée par cette mort que tous les esclaves qui avaient soigné et veillé lanimal pendant sa maladie furent éxécutés. Le roi rendit en outre hommage à lanimal décédé quil fit enterrer dans un des plus beaux temples et fit construire un petit édifice pyramidal sur sa tombe. Mais après avoir passé quelque temps sous terre, il fut déterré et incinéré avec une pompe qui dépassait celle que jai vue chez les plus grands mandarins. Ce que le feu navait pas consumé fut rassemblé dans un cercueil et enterré dans le temple mentionné ci-dessus ; une belle pyramide fut érigée." Concernant les attitudes des Thaïs sur les éléphants blancs, Van Vliet nous explique : "Les siamois croient que, outre la dignité princière, il y a quelque chose de divin dans ces animaux. Ils en racontent beaucoup dhistoires, disant quils ne les respectent pas seulement en raison de leur blancheur, mais aussi de leur intelligence surnaturelle. Léléphant blanc se glorifie de son état et traitement, et est au contraire triste et mélancolique lorsquil est privé dune telle faveur et que les éléphants noirs omettent de le révérer. Tout cela parait fabuleux, mais les siamois, forts dune longue expérience, sont persuadés de la véracité de ces récits." Depuis 1921, tous les éléphants blancs appartiennent de droit au palais, et celui qui en apportera un au roi sera généreusement récompensé. Le dernier éléphant blanc à avoir été officiellement accepté par sa Majesté fut découvert en août 1979. Il sagissait dune femelle de dix-huit mois nommée Phang Mod.
|
LES SERPENTS EN THAILANDE |
Le serpent depuis toujours est entouré de mythes, de légendes et dhistoires vraies sur tous les continents. Cet animal ne laisse personne indifférent : il peut être effrayant, hantant les rêves jusquà la peur inconsciente ou bien fascinant, pour qui sait dominer ses peurs. Comme dans tous les pays tropicaux, il existe de nombreuses espèces, dont seulement peu dentre elles sont dangereuses. Quelques conseils simposent: savoir les reconnaître pour adapter sa conduite, prendre les précautions dusage pour minimiser le danger, et enfin si laccident est arrivé, savoir ce quil convient de faire.
Les serpents ont une image bien particulière en Asie : symbole mythique du bouddhisme, noublions pas quun cobra géant est venu protéger le bouddha de la pluie pendant sa méditation, il est vénéré mais redouté. Les plus respectueux éviteront donc de le tuer. En Malaisie, le temple de Sungei Kluang à Penang abrite des vipères nourries et vénérées par les moines. Et si dans notre Antiquité, Aesculape la choisi comme symbole de la médecine, cest sans aucun doute à cause de ses vertus curatives. Les Chinois lutilisent depuis longtemps aussi dans le traitement de la tuberculose, la gangrène, le choléra et la méningite. Enfin, le sérum anti-venin est élaboré à partir du venin lui-même, comme à la ferme gouverne-mentale de Bangkok. Parce que la Thaïlande regorge despèces, on en dénombre plus de 150, quelques conseils simposent. Tout dabord, tous ne sont pas potentiellement dangereux, il convient de nuancer et de classifier le degré de danger. Apprendre à mieux connaître les serpents, cest apprendre à se protéger, à dominer sa peur par les gestes appropriés afin de mieux profiter de ce que la nature nous offre. Comme beaucoup, cest une espèce utile, parce quelle contribue à léquilibre biologique, détruit les rats et les souris et les grenouilles qui abondent. Qui na pas entendu dhistoires ne serait-ce que sur lîle de Phuket sur les mésaventures des uns ou des autres, celui qui a vu passer un cobra dans son salon ou bien une vipère dans son bananier? Avant de paniquer si cela se produit, essayez dabord didentifier votre visiteur : si la tête est de forme triangulaire, bien distincte du reste du corps, cest à coup sûr un venimeux dont la bouche est munie de 2 crochets sur les côtés. Les écailles sont souvent nettes et bien dessinées, les serpents arborant des couleurs vives affichent leur menace, mais les cobras sont plutôt de couleur gris ou brun foncé, avec le ventre blanc. Cest seulement quand il se redresse que lon peut apercevoir lanneau clair qui orne sa tête. Certaines espèces sont petites et fines, comme la vipère, dautres atteignent des records de longueur comme le python réticulé, un des plus grands au monde, capable davaler un animal de bonne taille ! Mais il existe bien dautres espèces absolument inoffensives, dont nous ne donnerons pas de description ici. LES ESPECES
- Les vipéridés:
- Les élapidés :
- Les colubridés :
CONDUITE A TENIR Le proverbe "mieux vaut prévenir que guérir" sapplique on ne peut mieux quand il sagit de serpents. Pour profiter pleine-ment de ballades en forêt ou de façon générale, en cam-pagne, quelques précautions sont à prendre. En premier, porter des chaussures fermées, montantes si possible, des chaussettes et un pantalon resserré à la cheville plutôt quun bermuda. Eviter de ramasser quoi que ce soit dans les feuillages et dans les pierres. Etre attentif et respectueux de la nature : rien ne sert de parler fort, le serpent est sourd et vous vous priverez de voir dautres animaux. Par contre, un bâton de bois agité devant vos pas fera fuir lindésirable : il est sensible aux vibrations. Regarder en lair : les plantes sont magnifiques et les arbres majestueux, mais parfois une branche abrite un arboricole. Ne marchez pas pieds nus dans les mangroves et les marécages, et si vous sortez la nuit, munissez-vous dune torche pour éclairer vos pas, cela vous évitera de mauvaises surprises. Protéger vos enfants, ils sont les plus vulnérables. Cependant si daventure, vous croisez de près un serpent, ne paniquez pas : essayer de lidentifier et éloignez-vous. Si le cobra est trop près en position dattaque, reculez-vous, la fuite est la meilleure solution, si ce nest pas possible alors ne bougez pas du tout, dès quil redescend il va passer son chemin, peut-être tout près de vos pieds, laissez-le aller. Peu de rencontres de ce genre se soldent par une morsure, fort heureusement, les accidents sont très rares. Dans le cas où cela arrive malgré tout, les premiers soins visent à immobiliser la personne, ne pas courir, si possible la porter jusquà un transport si vous êtes en forêt. Ne pas faire de garrot, le risque de cyanose ou de diffusion de la toxine est encore plus grand, ne pas essayer de brûler ni mettre dalcool, ne pas aspirer, faire un bandage au-dessus de la morsure sans trop serrer, avec un vêtement déchiré et aller à lhôpital le plus vite possible. Il est important de savoir de quelle espèce provient la morsure, apporter le serpent mort est une possibilité, sinon en faire une description la plus précise possible. Savoir reconnaître les symptômes se montre aussi très utile, certaines personnes ont été mordues sans le savoir, ce qui peut arriver lors dune ballade en forêt, tout dabord, regarder la forme de la morsure : certains serpents peuvent mordre pour se défendre, seuls les venimeux ont des crochets, faisant deux marques foncées sur la peau. Les autres espèces ont quatre rangées de dents, attention la morsure dun python si elle nest pas venimeuse reste violente et profonde et source dinfection. A Phuket, lhôpital Watchira situé rue Yaowarat est le seul de la ville à posséder tous les sérums, le Bangkok Phuket Hospital en a deux, les plus courants, mais le Phuket International Hospital na pas de stock, cest variable. Pour ceux qui désirent en savoir plus sur ces étranges animaux, certains «Snakes show» offre la possibilité de découvrir, connaître et appréhender les espèces les plus répandues, de les toucher aussi car le contact est surprenant. Nous remercions particulièrement Somchaï et Long de la ferme de serpents de Patong pour leur collaboration et leurs connaissances. Ils sont en rapport avec la ferme gouvernementale de Bangkok et accueillent les indésirables en pension. Leur conseil : ne tuez pas ces animaux, ils sont comme tous, dignes dexister. Si vous avez un serpent
dangereux dans votre jardin, vous pouvez appeler le n°
de la police : tel 191, le n° de Somchaï qui se propose
de vous venir en aide : 01.677.0231 |
Pour placer votre publicite sur ces pages, contactez nous. |
|
un guide complet sur Samui avec cartes et hotels |
|
|
Cartes, hotels et information de voyage |
|
|
Un nouveau site francais sur phuket |
|
|
Excursions et decouverte de Phuket |
|
Bonjour Siam:
P.O. Box 361, Muang Phuket 83000 |
Sites utiles en Anglais: Koh Samui, Samui Hotels, Krabi, Phuket, Phi Phi Island