LE GOUVERNEMENT THAILANDAIS PREND LE RISQUE SOCIAL D’AUGMENTER LE PRIX DE L’ESSENCE
 
Le Premier ministre thaïlandais Chuan Leekpai a décidé mardi 24 février, d’augmenter la taxe sur l’essence, en dépit des risques de mécontentement populaire et de flambée inflationniste, afin de renflouer les caisses de l’Etat et complaire au Fonds Monétaire International (FMI).

Cette décision controversée, approuvée par le cabinet, entraîne une hausse immédiate d’un baht (0,02 dollar) du litre d’essence.

Elle s’accompagne d’une nouvelle augmentation des taxes sur les produits de luxe importés (+3% à 5%).

Elle survient alors que la Thaïlande a officiellement informé, mardi le FMI qu’elle allait entrer en récession en 1998, pour la première fois depuis plus de dix ans.

Selon les prévisions du gouvernement, contenues dans une «lettre d’inten-tion» au FMI qui spécifie ses objectifs macro-économiques, la Thaïlande enregistrera une croissance négative de son produit intérieur brut (PIB) de -3% à -3,5% cette année. Elle affichait un taux de croissance annuel moyen de 9% durant le boom des années 1985-95.

La Thaïlande, qui est frappée par la crise économique la plus sévère depuis la dépression des années 30, a dû appeler à la rescousse le FMI l’été dernier.

Le FMI a accepté de piloter une aide multi-latérale de 17,2 milliards de dollars en échange d’un plan d’assainissement financier et d’austérité budgétaire.

L’opinion publique est divisée sur la hausse de l’essence, une mesure impopulaire, politiquement risquée, qui avait provoqué la chute du précédent gouvernement du général Chavalit Yongchaiyudh en novembre.

Pour les uns, les milieux syndicalistes et de gauche, elle va durement pénaliser les plus défavorisés, déjà victimes du marasme économique. Elle est susceptible, ont-ils averti, de déclencher des troubles sociaux «à l’indonésienne».

En outre, affectant les transports et donc la plupart des secteurs de l’économie, elle risque de réveiller le spectre de l’inflation qui devrait atteindre un rythme annuel de 11,6% en 1998, selon les prévisions gouver-nementales.

En revanche, pour les milieux d’affaires et la presse de Bangkok, la hausse de l’essence est un mal nécessaire, une «pilule amère à avaler mais indispensable» afin d’en-rayer le déficit budgétaire et encourager la reprise économique, selon le Bangkok Post.

Le budget de la Thaïlande pour l’année fiscale 1998 (expirant en septembre) a déjà été réduit de 20%, soit 180 millions de bahts, par rapport aux prévisions initiales afin de respecter les conditions attachées à l’octroi de l’aide du FMI.

La hausse du litre d’essence et des taxes sur les produits de luxe doit rapporter quelque neuf milliards de bahts (222 millions de dollars) à l’Etat, afin de combler un «trou» évalué à 90 mds de bahts dans les recettes fiscales.

Résumé APF 


 
Taipeh, ville la moins chère pour shopping de luxe
 
Pour le voyageur qui aime le shopping, rien ne vaut actuellement Taipeh. La capitale taïwanaise est, selon une étude réalisée en novembre par l’Economist Intelligence Unit, la ville où on achète une série de produits de luxe les moins chers.

L’étude publiée vendredi 20 février 1998 par l’Association du tourisme de Hong Kong, établit la facture de 15 produits : deux sacs haute couture, une valise, une chemise, du parfum, une paire de chaussures d’homme, un foulard en soie, un lecteur de disques laser, un agenda électronique, un jeu vidéo de poche, une caméra vidéo, un appareil photo autofocus, une monture, des lunettes, une bague sertie d’un diamant et une montre Rolex.

Ces objets vous coûteront 64.880 FF à Taipeh, 67.375 à Bangkok et 71.850 FF à Hong Kong. Mais à New York, la ville la plus chère des 11 destinations touristiques étudiées, vous devrez débourser 97.880 FF.

REUTERS


La famine, la plus grave menace pour le régime du président Suharto
 

Le spectre de la disette actuelle s’aggravant en famine et s’étendant à l’ensemble de l’île de Java est la plus grave menace qui pèse sur le régime du président Suharto et peut même compromettre sa survie politique à court terme.

Pour faire face aux besoins d’une population qui dépasse 200 millions d’habitants, l’Indonésie devra, au cours de l’année 1998, importer au moins 4 millions de tonnes de riz, selon un document de la banque Mondiale dont les projections sont confirmées par plusieurs sources indépendantes spécialisées.

«La crise alimentaire à laquelle l’Indonésie doit faire face, écrit la Banque Mondiale, a de très larges conséquences sociales».

Soucieux d’éviter une panique et une ruée sur les magasins, le gouvernement indonésien répète que les «stocks sont suffisants» et a déjà discrètement demandé l’aide de la communauté internationale notamment au président de la Banque Mondiale, M.James Wolfensohn, en visite à Jakarta le mois dernier.

Résumé AFP


 

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