Pol Pot est mort, des questions sur les crimes contre lhumanité subsistent
 
La mort du chef historique des Khmers Rouges, Pol Pot (15 avril) apporte plus de questions que de réponses quant à savoir si les responsables du génocide, qui a coûté la vie à plus d’un million de Cambodgiens entre 1975 et 1979, seront jugés un jour.

Les Khmers Rouges sont tenus responsables de la mort de plus d’un million de leurs compatriotes, peut-être deux, torturés, exécutés, affamés ou maltraités durant quatre années de règne de terreur. Les Etats-Unis ont pris la tête de la croisade internationale pour juger et condamner les chefs khmers rouges encore vivants pour crimes contre l’humanité.

Les associations internationales de défense des droits de l’Homme ont dressé la liste d’au moins 10 anciens dirigeants khmers rouges dont la culpabilité est hors de doute et qui, à leurs yeux, doivent être impérativement traduits en justice.

En tête de liste, les trois principaux leaders de la guérilla aujourd’hui : son chef militaire Ta Mok, l’idéologue Nuon Chea et le n° 1 politique Khieu Samphan.

Risque de rouvrir de graves traumatismes psychologiques

Les autorités de Phnom Penh ont demandé à la communauté internationale de l’aider à arrêter et juger le trio qui se cacherait dans les montagnes de Dangrek, le long de la frontière thaïlandaise.

Les experts admettent qu’il y a danger de déstabilisation à tenter de juger à tout prix des responsables qui ont pu passer des accords secrets d’immunité avec le gouvernement cambodgien en échange de leur reddition.

Enfin, il ne faut pas sous-estimer le risque de rouvrir de graves traumatismes psycholo-giques, loin d’être encore guéris aujourd’hui, pour tous les survivants du génocide, estiment certains analystes à Phnom Penh.

«Veut-on vraiment imposer une telle épreuve au peuple cambodgien si tôt après les faits quand l’Europe, cinquante ans après, a encore du mal à assumer l’Holocauste ?», s’interroge un autre diplomate occidental.

Résumé AFP


 
L’avenir de l’Eglise catholique en Asie
 
250 prélats du Vatican et des pays asiatiques, dont la Chine, se sont penchés, depuis le 19 avril et ce, pendant quatre semaines, sur l’avenir de l’Eglise catholique en Asie et sur "la pauvreté et les inégalités" dans ce continent.L’Eglise de Rome, largement minoritaire dans le monde asiatique, estime pouvoir renforcer sa présence en Asie, en s’engageant à fond "pour la dignité et la promotion de l’homme dans toutes ses activités d’évangélisation", souligne un document qui fera l’objet des débats des pères synodaux en présence du pape Jean Paul II.

Le document de travail du synode, chargé de mettre au point un programme d’évangélisation de l’Asie pour le troisième millénaire, invite les chrétiens à s’engager à fond pour répandre leurs valeurs, notamment la doctrine sociale de l’Eglise et la promotion humaine sous toutes ses formes.

Il les invite aussi à «tirer profit des éléments en commun avec les autres religions et cultures».

«Avec l’Islam, ils peuvent partager la centralité de la volonté de Dieu, avec les Hindous la pratique de la méditation, de la contemplation, de la renonciation à sa propre volonté et l’esprit de non-violence, avec les Bouddhistes le détachement et la compassion, avec le Confucianisme la piété filiale et l’humanisme, avec les Taoïstes la simplicité et l’humilité, avec la religion traditionnelle l’attention et le respect pour la nature», indique le document. AFP


La crise asiatique et le dollar pèsent lourd sur le commerce extérieur américain
 
Le déficit commercial des Etats-Unis s’est nettement aggravé en février pour se situer à son plus haut niveau depuis plus de six ans sous l’effet combiné de la crise asiatique et du niveau élevé du dollar surtout face au yen, selon plusieurs économistes.

Avec le Japon, les Etats-Unis ont vu leur déficit s’agraver davantage pour s’établir à 5,3 milliards. Il s’agit du niveau le plus élevé depuis octobre 1997, ce qui reflète la quasi récession dans l’Archipel et le fort affaiblis-sement du yen qui dope ses exportations. La monnaie japonaise est au plus bas relativement au dollar depuis 1992.

Le G7 a fermement pressé Tokyo de relancer son économie

Les ministres des Finances des sept principales puissances industrielles mondiales (G7), réunis en avril à Washington dans le cadre des travaux de printemps du Fonds Monétaire International et de la Banque Mondiale, ont fermement pressé Tokyo de relancer son économie en stimulant la demande intérieure, seule façon durable selon eux de faire remonter le yen. De plus, le G7 avait jugé essentiel un redémar-rage de l’activité japonaise pour tirer les pays asiatiques de leurs difficultés.

L’impact de la crise en Asie se fait déjà nettement sentir sur le commerce extérieur des Etats-Unis comme le montre la baisse de 6% des exportations américaines vers le Pacifique en janvier et février, a relevé John Lonski, le principal économiste de Moody’s, la firme de notation financière new-yorkaise. Il a aussi indiqué que les exportations américaines avec le Japon ont été en février au plus bas en trois ans.

Par contraste, les exportations des Etats-Unis ont progressé de 11 % vers l’Europe occidentale et de 19 % en Amérique Latine y compris le Mexique, a souligné Howard Lewis.

Cette aggravation du déficit commercial ne se fait pas encore sentir sur la croissance américaine qui continue à être tirée par la vigueur des dépenses de consommation, a expliqué Lawrence Chimerine, le principal économiste de l’Economic Strategic Institute à Washington.

Résumé AFP


 

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