LE CHOMAGE EN ASIE
 
La crise financière et monétaire asiatique prive d’emploi des dizaines de millions de personnes dans toute la région du sud-est asiatique au fur et à mesure de la fermeture forcée de dizaines de milliers d’entreprises. Selon les dirigeants des pays les plus touchés -Indonésie, Thaïlande, Corée du sud- dont les systèmes de protection sociale sont réduits au minimum, la situation de l’emploi est en voie de détérioration.

En Indonésie, 13,4 millions de personnes sont sans emploi, soit 5 fois plus qu’avant le déclenchement de la crise en juillet 1997. Si l’économie se contracte, comme le prévoit la Banque Mondiale, de 20 % cette année, et si l’inflation augmente d’au moins 100%, le nombre des chômeurs risque de passer de 20 à 30 millions.

En Thaïlande le gouvernement vient de réviser à la baisse ses estimations du nombre des chômeurs, les portant à 1,5 millions de personnes au lieu de 2,8 millions. Mais les chômeurs atteindront 2,2 millions de personnes avant la fin de l’année, contre moins d’un million avant la crise.

Des dizaines de milliers d’étrangers venus en Corée pendant les années du «miracle» économique (Bangladesh, Vietnam, Philippines, Chine) sont sans travail. Ils quittent le pays par centaines, mais beaucoup ne peuvent même pas s’offrir un billet de retour. Le ministère sud-coréen du Travail chiffre le nombre des chômeurs à la fin mai à 1,43 millions de personnes, soit un pourcentage de 6,7 % et le double du niveau d’avant la crise.

En Malaisie, où l’impact du chômage a relativement épargné la population locale, ce sont les travailleurs immigrés qui souffrent le plus et qui se voient expulsés.

A Hong Kong, le taux de chômage a atteint pour la période de mars à mai son taux le plus élevé depuis 15 ans : 4,2 %.

Même Singapour n’est pas épargné, avec un nombre de licenciements record pendant le premier trimestre et un taux de chômage de 2,2 % en mars dernier.


 
INDONESIE : La révolution est passée par Internet
 
En Chine et en Thaïlande, en 1989 et 1992, télécopieurs et télévision furent les instruments des mouvements démocratiques. Aujourd’hui, c’est le Net qui s’impose comme l’arme indispensable. Quand les étudiants et les groupes réformistes commencèrent à faire parler d’eux, il y a quelques mois, tous ces combattants ne firent usage d’aucune arme parce que le combat avait un enjeu moral. Ils se sont échangés des informations sur l’art de manifester en toute sécurité, le calendrier des manifestations, grâce à Internet.

Les nouvelles technologies ont transformé la manière dont le monde appréhende les crises politiques.

"C’est de fait la première révolution (dans le monde) à avoir utilisé Internet", déclare Scott Thompson, professeur de politique internationale à l’université américaine de Tuft. Il est certain que les nouvelles technologies ont transformé la manière dont le monde appréhende les crises politiques.

Lorsque l’armée chinoise a écrasé le mouvement démocratique sur la place Tiananmen, en 1989, les manifestants communiquaient avec le monde extérieur par télécopie et via les réseaux de télévision qui utilisaient le satellite pour transmettre des reportages saisissants. La même année, c’est grâce au service de la télévision ouest-allemande que de nombreux citoyens d’Allemagne de l’Est ont appris que le mur de Berlin était en train de disparaître.

En 1998, les activistes indonésiens ont bénéficié - en plus du soutien de la presse écrite - des services d’Internet. L’Indonésie a de la chance. Au cours de ces deux dernières années, Internet a fait une percée fulgurante dans le milieu étudiant. Aujourd’hui, ce ne sont pas uniquement les grandes universités qui ont accès au réseau mondial, mais aussi les instituts d’études supérieures ainsi que les associations d’étudiants. .Dans un pays aussi vaste que l’Indonésie, grâce au Net, le peuple peut constamment communiquer au milieu d’une foule immense.

La manière dont le peuple philippin a conduit ce qu’on appelle une opposition populaire fut l’un des nombreux sujets évoqués dans les forums de discussion sur le Net. Ainsi, l’accès à Internet, qui est relativement bon marché, n’offre pas seulement une solution économique, mais il donne aussi la possibilité d’approcher des sources d’informations qu’on ne trouve pas dans l’archipel, tels que les magazines «Newsweek» ou «Time», ou encore les plus prestigieux quotidiens du monde comme «The Washington Post».

Il est clair qu’Internet n’est pas juste un bistrot où l’on vient bavarder, ni une source d’images séduisantes. Le Net est devenu le pilier des sociétés démocratiques.

(résumé Courrier International)


CHINE: Pékin souhaite la levée des sanctions commerciales américaines

La Chine a demandé la levée des dernières sanctions commerciales américaines à l’occasion de la visite du président Bill Clinton, la première d’un président américain depuis celle de George Bush en février 1989.

En effet, les Etats-Unis avaient adopté une série de sanctions à la suite du massacre des manifestations démocratiques en juin 1989, notamment une suspension des ventes d’armes, des échanges militaires, et du soutien à la Chine dans les institutions financières internationales et des permis d’exportation de satellites.

Lors de la visite du président chinois Jiang Zemin aux Etats-Unis en octobre dernier, Washington avait à nouveau autorisé les entreprises américaines à vendre de la technologie nucléaire à la Chine. Sur les résultats concrets à attendre de la visite du président Clinton, M. Sun Zhenyu, vice-ministre du Commerce extérieur, a indiqué que «des entreprises américaines négocient certains projets importants avec des entreprises chinoises», notamment dans les secteurs de l’aviation et des centrales électriques. Mais les Etats-Unis rejettent la candidature de la Chine à l’OMC, (Organisation Mondiale du Commerce) estimant que Pékin doit d’abord ouvrir son marché intérieur en abaissant ses droits de douane.

(source AFP)

 
Décès de la doyenne des Japonais, à 114 ans
 
La doyenne du Japon, connu pour avoir l’une des espérances de vie les plus longues du monde, s’est éteinte à l’âge de 114 ans, dans la maison de retraite où elle résidait.

Suekiku Miyanaga était née le 7 avril 1884 dans le sud du Japon, soit six ans avant la première session du parlement japonais et seize ans après que la ville d’Edo (détruite par un tremblement de terre) ne change son nom en Tokyo.

Elle est décédée de mort naturelle, ont précisé ses médecins. A 108 ans, elle avait eu une crise cardiaque qui l’a clouée au lit jusqu’à son décès.

(Reuters)


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