ORIGINE DES MOTS : THAÏLANDE ET SIAM

Vasco de Gama, en 1497, puis tous les européens appelait la Thaïlande actuelle « Siam », à prononcer « sayam » comme le faisaient avant eux les Indiens, les Ceylanais et les Malais. en effet, depuis Rama I et Ayuttaya dans le recueil de loi appelé «  loi des 3 seaux » le nom de la Thaïlande actuelle y était inscrit en pâli «   Sama pades » et transcrit en thaï : pades sayam » de « pades » pays et « sayam » égalité.

En 1939, des linguistes chauvins de Bangkok qui rêvaient d’un « grand empire thaï » regardèrent le dictionnaire anglais-sanscrit de sir Monnier Williams. Ils découvrirent que Sayam venait du mot sanscrit « syama », voulant dire noir. Aussi ils ont supposé que le mot sayam ne venait pas du sanscrit car les habitants de l’Inde ancienne appelaient toute la péninsule du sud-est asiatique « suvarnanbhuni » ce qui signifie « le pays d’or ».

Les chinois de leur côté appelaient la Thaïlande «Seahm Law » (en dialecte ta tiou et chow-chow) et Sian-Lo en mandarin officiel. La majorité du cabinet ministériel se prononça pour Pratet Thaï, devenant Thailand en anglais, « le pays des thaïs ». En 1946, après la deuxième guerre mondiale, le pays redevint Siam jusqu’en 1949 où il a de nouveau changé pour Thaïlande, suivant le coup d’Etat démocratique de 1947.


CINEMA: REMAKE
La 20th Century Fox a renoncé à tourner en Thaïlande son remake du célèbre film «The King and I»(Anna et le Roi), a annoncé un porte-parole de la Fox. Le tournage se déroulera en Malaisie et devrait débuter en mars 1999. «Anna and the King», avec Jodie Foster, est un remake de la comédie musicale dont Deborah Kerr et Yul Brynner étaient les vedettes en 1956. Le film est l’histoire d’une enseignante britannique qui était la préceptrice des enfants du souverain du Siam. Le Bureau National du Film thaïlandais avait demandé à la Fox de modifier le scénario du film pour qu’il puisse être tourné en Thaïlande. Ayant estimé que plusieurs points étaient irrespectueux vis-à-vis de la monarchie de Siam et du roi Mongkut, qui était au pouvoir au 19e siècle. Considéré comme offensant pour la sensibilité thaïe, «The King and I», basé sur le livre «Anna and the King of Siam» publié en 1944, avait été interdit en Thaïlande.

INFORMATIQUE : L’AN 2000

Selon toute prévision, les utilisateurs d’ordinateurs ont de quoi s’inquiéter ; les machines n’ont pas été prévues pour passer au 21ème siècle, et la date 2000 risque fort de ne pas s’inscrire sur les écrans. De même que pour les distributeurs de billets, certaines compagnies craignent de voir leurs machines se bloquer au dernier jour de l’an 99. Une société thaïlandaise a mis au point un logiciel qui permettra de mettre à jour les ordinateurs, déjà vendus à 4 millions d’exemplaires, appelé le Y2K Auto pass.

Un concours de rire à Pattaya

Des centaines de spectateurs rigolards ont assisté le 14 novembre à Pattaya au premier concours de rires organisé en Thaïlande et parrainé par l’association américaine Ripley « Croyez-le ou non ». Certains concurrents étaient pliés en quatre, d’autres sautent ou trépignent. Tous font de leur mieux pour continuer à rire le plus longtemps possible et de la manière la plus communicative possible.

Les 64 concurrents présents au départ étaient jugés par les spectateurs sur l’originalité et la bizarrerie de leurs performances, le fou rire et le gros éclat de rire octroyant le plus grand nombre de points, mais aussi sur leur endurance. La gagnante est une mère au foyer qui a décroché le prix de 10.000 bahts et un certificat de Ripley attestant de son exploit. Kawachart Thongchure a ainsi ri pendant neuf minutes, en pensant à rien de particulier a-t-elle précisé !


BIRMANIE

La capitale birmane a donné le feu vert à la Thaïlande pour la construction d’une nouvelle route qui reliera Mae Sot avec Rangoon, en passant par Moulmein. Un essai sera réalisé à la fin de l’année, après quatre ans d’attente pour obtenir l’autorisation du gouvernement birman. Les représentants de la Chambre de Commerce de Thaïlande ont négocié la permission pour les touristes d’emprunter cette route dès son achèvement, mettant en avant les bonnes relations entre les deux pays depuis le « pont de l’amitié » créé en 94. Rangoon n’a pas encore accepté, évoquant l’insécurité sur le parcours due au mouvement rebelle de L’Union Nationale Karen.

Les « Léonides » sont passées en Asie 

 

Gagnés par la «fièvre» des Léonides, des centaines de milliers d’Asiatiques ont bravé le froid et la pluie dans la nuit du 18 au 19 novembre, pour tenter d’apercevoir une pluie de météores, qui s’est finalement avérée beaucoup moins spectaculaire que prévu.

Au nord de la Thaïlande, des centaines de jeunes gens ont passé la nuit au Doï Suthep, sur la colline au-dessus de Chiangmaï, entourés par les équipes de télévision et d’astronomie. Mais les conditions climatiques n’ont pas été favorables, quelques rares trainées lumineuses ont pu être admirées jusque tard dans la nuit. A Ayutthaya, à une centaine de kilomètres de Bangkok, quelque 2.500 personnes n’ont compté que 20 météores en trois heures au lieu des milliers espérés, malgré un ciel dégagé.

Dans le nord-est de la Chine, où les conditions devaient en principe être idéales pour admirer ce phénomène, des milliers d’astronomes amateurs ont greloté pendant des heures dans un froid glacial, pour n’apercevoir que quelques rares météores. Sur la Grande Muraille, la température avoisinait les moins 20 degrés. La déception était également de mise à Hong Kong où la pluie et un ciel nuageux ont annihilé tout espoir de voir le moindre météore. Au Japon, des dizaines de milliers de personnes s’étaient massées sur une plage de la station balnéaire de Kijukuri, pour observer l’averse. Les Japonais ont salué chaque apparition par un tonnerre d’applaudissements. A Tokyo, comme dans d’autres grandes villes plongées dans le noir à la demande du gouvernement, de nombreux habitants s’étaient rassemblés sur les toits des maisons. A Oulan Bator, la capitale mongole où une équipe de savants américains et canadiens s’était rendue spécialement pour observer le phénomène et éviter qu’un météore n’endommage l’un des 600 satellites qui tournent autour de la Terre, l’embarras était évident. «Nous ne nous attendions pas à cela, c’est très inhabituel», a déclaré le colonel Simon Worden, un spécialiste de la guerre des étoiles au sein de l’US Air Force. Ce dernier s’est montré néanmoins très satisfait des informations obtenues sur le plan scientifique. La pluie de météores n’a donc pas touché les satellites militaires ou ceux des grands réseaux civils de communication, ni la station Mir où les deux cosmonautes russes étaient en alerte.

Ces météores, des poussières lâchées par le passage près de la Terre de la comète Tempel-Tuttle qui brûlent en pénétrant dans l’atmosphère, sont baptisés «Léonides» car elles semblent provenir de la constellation du Lion.


Jiang Zemin au Japon

Le président chinois Jiang Zemin s’est rendu fin novembre pour une "visite historique" au Japon, placée sous le signe d’une difficile réconciliation. Le séjour du président Jiang coïncidait avec le 20ème anniversaire d’un traité de paix et d’amitié sino-japonais, cinquante trois ans après la fin de l’invasion japonaise de la Chine. Depuis, la Chine et le Japon entretiennent traditionnellement des relations tumultueuses.

Après une cérémonie officielle de bienvenue, le président Jiang a été reçu en audience par l’empereur du Japon Akihito.

Le moment fort de la visite fut la signature par le chef de l’État chinois et le chef du gouvernement japonais d’une déclaration conjointe dans laquelle les deux pays proclament leur volonté de coopérer dans de nombreux domaines tels que la lutte contre la prolifération nucléaire, le développement économique, la sécurité régionale et même les droits de l’Homme. A l’issue d’interminables négociations entre Pékin et Tokyo, il était prévu que le Japon exprime dans ce document ses «profonds remords» pour «l’agression» commise en Chine jusqu’en 1945. Le secrétaire général et porte-parole du gouvernement japonais Hiromu Nonaka a expliqué devant la presse que Tokyo et Pékin avaient fourni «tous les efforts possibles pour faire de cette visite un succès».


Découvertes de peintures rupestres a Bornéo
Une série de découvertes de peintures rupestres dans des grottes perdues de la partie indonésienne de l’île de Bornéo ouvre de nouvelles perspectives sur la préhistoire de cette partie du monde située entre Asie du Sud-est et Australie. Les photos et relevés rapportés des grottes calcaires situées dans le Kalimantan Oriental (partie indonésienne de Bornéo), présentent de grandes analogies avec l’art rupestre observé tout le long de l’Insulinde et jusqu’en Australie. Les scientifiques et chercheurs de l’équipe franco-indonésienne, dont Jean-Michel Chazine, ethno-archéologue du CNRS et Luc-Henri Fage, spéléologue font preuve de prudence. Des recherches sont encore nécessaires sur place au cœur de ces massifs isolés à plusieurs jours de marche de toute route ou de tout village mais aussi en laboratoire. La datation de ces peintures reste encore à être affinée : pour le moment, la fourchette la plus large les date entre 6.000 et 20.000 ans. Il reste aussi à essayer de définir s’il existe un vrai style propre à Bornéo et d’établir ou préciser sa parenté avec l’art préhistorique des archipels voisins jusqu’aux Aborigènes d’Australie. Des tracés sur certaines mains au pochoir évoquent des tatouages très fréquents dans l’expression picturale de ces derniers. Le nombre, la qualité de conservation et la variété des motifs sont tout à fait nouveaux pour Bornéo où les recherches se poursuivent, de même que dans d’autres îles de l’archipel.
INDONÉSIE : LA SITUATION SE DÉGRADE.

Six mois après la fin du régime autoritaire de Suharto, la situation s’aggrave de nouveau en Indonésie. le président B.J. Habibie, a demandé à l’armée de restaurer l’ordre lors d’une réunion d’urgence de son gouvernement. L’ancien protégé de Suharto est également intervenu à la télévision nationale pour lancer un appel au calme, accusant les manifestants de vouloir « renverser le gouvernement et de mettre en danger l’unité de la nation et du peuple ». Les étudiants qui réclament de véritables réformes démocratiques ont demandé son départ et celui du général Wiranto. De violents affrontements secouent la capitale, où plusieurs manifestants ont déjà trouvé la mort. Les forces de police ont ouvert le feu sur les manifestants pour les empêcher de rejoindre le Parlement. Djakarta a été le théâtre de scènes de pillages, d’incendies, des bâtiments ont brûlé dans le quartier chinois, qui avait déjà été particulièrement touché en mai dernier. Le chef des forces armées a demandé aux 11 millions d’habitants de la capitale de ne pas sortir après 10h du soir, mais aucun couvre-feu officiel n’est imposé.

( source AP)


La tuberculose en Asie

Quelques 1.500 experts internationaux des maladies pulmonaires se sont réunis à Bangkok sous l’égide de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour examiner la progression inquiétante de l’épidémie de tuberculose en Asie et déterminer les moyens de l’endiguer. Il s’agit de la plus importante réunion d’experts des maladies pulmonaires en Asie depuis dix ans.

«Parmi les maladies infectieuses, la tuberculose reste celle qui provoque le plus grand nombre de décès de jeunes et d’adultes, faisant entre deux millions et trois millions de morts chaque année», soit plus que le SIDA ou le paludisme, note un communiqué de l’OMS, L’Organisation s’inquiète en particulier de la mauvaise gestion des programmes de lutte anti-tuberculeuse dans certains pays, qui favorisent la propagation de sources pharmaco-résistantes qui ne peuvent être combattues par les médicaments les plus puissants. Si l’épidémie n’est pas enrayée, le nombre des cas de tuberculose enregistrés chaque année dans le monde passera de huit millions aujourd’hui à près de neuf millions d’ici 2005, selon les prévisions. La conférence s’est également portée sur les conséquences du tabagisme qui fait des ravages en Asie.


CAMBODGE : ENFIN LA COALITION

Le roi Norodom Sihanouk a quitté triomphalement Phnom Penh pour Pékin où il est parti pour des raisons de santé, pour une période d’environ deux mois. Il a arraché un accord de coalition gouvernementale entre les deux dirigeants politiques rivaux, Hun Sen du Parti du peuple cambodgien (PCC) et le prince Norodom Ranariddh du FUNCINPEC, la formation royaliste. Cette coalition met fin au blocage du gouvernement qui a paralysé le pays depuis les dernières élections, en juillet dernier. En vertu de ce compromis, Hun Sen devient le seul Premier ministre du gouvernement. Quant au fils du roi Sihanouk, il devrait diriger l’Assemblée nationale. Les modalités du nouveau gouvernement de coalition ne sont toutefois pas encore définies. Sa formation se fera «étape par étape». Une fois le gouvernement formé, le Cambodge peut espérer bénéficier à nouveau de l’aide internationale, indispensable à son développement économique, retrouver son siège aux Nations Unies et obtenir son adhésion à l’Association des Nations du Sud-Est Asiatique (ASEAN). L’opposition a également reçu la promesse d’une amnistie pour les chefs militaires royalistes, dont le général Nhiek Bun Chhay, entrés en rebellion depuis juillet 1997.


L’art lyrique en chine

La politique officielle française à l’étranger en matière lyrique s’est concrétisée mi-novembre en Chine, à Shanghai, par la coopération d’une équipe artistique venue de France avec des chanteurs, musiciens et danseurs chinois, pour une production commune du «Faust» de Gounod. « Faust » à Shanghai s’inscrit dans la saison d’ouverture du nouvel opéra de 2000 places récemment inauguré. Cette idée de coréalisation lyrique a eu comme point de départ la fameuse «Carmen» de Bizet, montée en 1982 à Pékin.

L’AFAA (l’Association française d’action artistique) du ministère français des affaires étrangères, a collaboré avec l’agence pour les échanges culturels et un homme d’affaires chinois passionné d’opéra, M. Bonko Chan. A noter que la construction du nouvel opéra à Shanghaï a été réalisée par un architecte français Jean-Marie Charpentier.


LAOS : NOUVELLE LIAISON AÉRIENNE

La compagnie Lao Aviation va bientôt offrir une nouvelle ligne reliant Chiang Mai à Luang Prabang, une fois par semaine, le jeudi, pour un coût d’environ 2500 baht l’aller.

Nous rappelons toutefois qu’un visa est nécessaire pour le Laos, qui peut être obtenu rapidement mais à l’avance, ou bien sur place à Vientiane, la capitale.


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