EXPOSITIONS

THE LOFT Phuket-ville

Jusqu’au 31 octobre, le Loft présente des céramiques antique de Chine. Ce pays a reçu un riche héritage culturel et des oeuvres dans plusieurs domaines artistiques : porcelaine, jade, poterie, calligraphie et peinture. Tout ceci pour la joie de ses admirateurs et collectionneurs. C’est une collection privée de Chine et de la céramique du Vietnam de la période Tang, Soong, Ming et Cheng qui est pour la première fois entièrement exposée.

Du 04 novembre au 02 décembre, The Loft présente une exposition de peinture, acrylique et huile de Opas Chotiphantawanon. Il est né le 25 septembre1966, a été au "college fine arts" de Bangkok. Il a exposé en 1994 à la "British council Gallery" à Bangkok et en 1998 au "Central Chitlom" à Bangkok.

Invitation pour le vernissage le vendredi 6 novembre à 19h.

Sous l’immense mer bleue, il y a plein de coraux colorés, de récifs, d’anémones de mer, et le mouvement des poissons crée cette beauté illimitée de la vie sous-marine ; l’élégance pure élève le pouvoir de l’imagination.

THE BOATHOUSE Kata Beach

Du 7 au 30 octobre, le Boathouse présente les couleurs contemporaines de la soie traditionnelle par Léa Laarakker Dingjan.

Pendant sa formation dans des usines de dentelle en Hollande, en Allemagne, en Suisse, Léa se concentre sur le dessin.

Après son arrivée en Thaïlande en 1987, Léa commence par explorer les propriétés du tissage de la soie brut et lisse. Elle peint à main levée, sans dessin préalable. Ce sont les oeuvres exécutées selon cette technique que l’on peut voir ici.

On peut noter que Léa a développé la qualité de la fabrication de la soie durant les huit dernières années passées à son projet, à Baan Reng Khai, un petit village dans le nord-est de la Thaïlande. C’est là qu’elle peut être disponible pour dessiner selon le tissage ancestral traditionnel qui avait disparu.

Par ses activités, cette tradition a pu être revitalisée et aujourd’hui, la soie de Baan Reng Khai et les dessins de Léa, reçoivent la reconnaissance nationale et internationale. Ceci a été confirmé par son admission comme membre de la fameuse « Association Internationale de la soie » à Lyon, en France.

Les oeuvres de Léa contiennent simultanément des peintures abstraites et figuratives, ainsi que des dessins pour l’ameublement, la décoration intérieure et l’habillement.

Sous les rapides et audacieux coups de pinceaux de Léa, le tissu pur est soudain éveillé pour une nouvelle vie surprenante de vivacité. Les combinaisons de couleurs audacieuses appliquées « en main libre » pour former des modèles et dessins originaux d’une grande harmonie, ont apporté à Léa une reconnaissance mondiale. Elle a reçu de nombreuses récompenses internationales pour son travail. En Thaïlande, Léa a reçu les certificats d’appréciation des Princesses Galyani Vashana & Soamsawali.

Par l’exploration des différentes façons de combiner le modernisme du dessin sur la soie thaïe manufacturée suivant l’ancienne tradition et les techniques du siècle dernier, Léa a construit un pont artistique entre l’ancien et l’avant-garde aussi bien qu’entre l’est et l’ouest.


LIVRE
Louis XIV et le Siam*
Dirk Van der Cruysse

Des ambassadeurs en perruque à dos d’éléphant, des mandarins siamois se prosternant devant Louis XIV dans la Galerie des glaces, un aventurier grec ministre tout-puissant du roi du Siam, un jésuite intrigant en diable : ces personnages hauts en couleur sont quelques-uns des acteurs d’une page d’histoire jusqu’à présent ignorée, celle des rapports entre la France du Grand Roi et le Siam (du roi Phra Naraï).

L’épopée commence en 1660, le jour où des évêques français traversent les océans pour aller convertir les âmes de ce lointain royaume. Mais l’antichambre de la Chine et du Japon paraît regorger de richesses, et le Siam devient vite un champ ouvert à toutes les intrigues commerciales, tandis que des jésuites, qui n’ont pas la moindre idée du bouddhisme qu’ils cherchent à combattre, s’évertuent à apprendre le siamois de cour.

Le beau rêve d’entente mutuelle s’effondre trente ans plus tard.

Ce récit mouvementé, tour à tour drôle, pittoresque et dramatique, nous présente la culture d’un royaume bouddhique qui fascina littéralement les contemporains.

*Disponible à l’alliance française


ET LA VIE DEVINT UN ROMAN
Vincent GOUDIS

Un fragment de vie d’un des habitants de Phuket, résident actuellement sur son bateau, amarré au Boat Lagoon.

A Dakar, en Afrique, j’ai grandi les pieds dans l’eau salée. Quand je séchais les cours les vagues de l’Atlantique me procuraient un terrain de jeu extraordinaire et le soleil était toujours de la partie. Peu à peu, ce sont les courrants d’eau claire que j’ai guêtés de ma salle de classe. La passion pour la chasse sous-marine me tenait : pour les gros mérous et les barracudas. J’ai commencé à cette époque à passer plus de temps dans les pirogues sénégalaises que dans les salles de classe. J’avais 14 ans.

Pour rentrer en France trois mois tous les ans, nous embarquions en famille sur de super transatlantiques. La nuit venue, mon jeu favori était alors de me faufiler jusqu’à la passerelle. Là haut, les marins de quart débranchaient le pilote automatique et me laissaient manoeuvrer la grande barre à roue. Je me souviendrai toujours de ces moments uniques, alors que les milliers de tonnes glissaient dans la nuit noire. Quelques notes de musiques et des rires fusaient des entrailles du monstre de ferraille et je me battais pour tenir un bon cap, les yeux rivés sur le compas.

J’ignorais à l’époque que j’embrassais à mon insu une carrière de vieux loup de mer et que les voyages au long cours allaient devenir mon lot quotidien.

Mes meilleurs amis, Roland et Max acquièrèrent le pied marin comme moi sur les quelques rares voiliers amarrés dans la baie. Et quand, de retour en France en 1973, nous nous écrivîmes, le seul sujet était notre futur voilier. Il fut vite trouvé, réparé et mis à l’eau. Il portait le nom de notre meilleur ami sénégalais, le pêcheur Doudou Diop.

Et le grand départ arriva…

Sans argent, sans expérience, démuni de tout, notre vie devint dès lors un roman d’aventures dont les pages s’écrivaient naturellement à grande vitesse. Il n’est pas surprenant aujourd’hui, quand je regarde en arrière, que de ces 25 ans de mer soient nés des films, de nombreuses gravures marines, et trois ouvrages autobiographiques. Voici un extrait de « Bleu sauvage », mon premier ouvrage écrit en 1991.

 "[...] Nos voix se sont tues ensemble. Nous nous remplissons les yeux de la couleur verte, celle qui nous manque au large. Quant aux parfums, ils n’excitent pas seulement notre chat Mouss : notre odorat est comme vierge après le peu d’odeurs en mer. Les bouquets exotiques nous enveloppent, sensation presque charnelle.

- Vite, à terre, supplie Mouss qui a voix au chapitre, car il a fini par croquer le rat.

Pour échapper à quelque prédateur, du menu fretin bondit autour de notre annexe dégonflable. Le rythme aux pagaies est volontairement très lent pour ne pas briser le charme du spectacle. La plage est douce et chaude, caressée par des vaguelettes d’eau tiède. De gros morphos (papillons bleu métallisé) zigzaguent hors du feuillage épais et y replongent sans s’accrocher les ailes, comme autant d’apparitions irréelles. Des nuées bruyantes de perroquets railleurs traversent la scène d’un bout à l’autre, comme pressées de vivre : les « milliasse d’oiseaux » de Jean de Léry nous accueillent. Pourtant, tout semble figé, tant le froufrou des vagues sur la coque et l’ambiance musicale de l’eau nous font défaut. Cette fixité est lourde et oppressante, magique. Après dix-sept jours de mer, nos premiers pas sont hésitants, maladroits, sans pour autant nous faire tourner la tête, comme il arrive au mousse à ses débuts.

Visible par la fênêtre de la cabane où nous avons été accueillis par une grand-mère, Doudou Diop en bas dans son jardin d’eau turquoise, n’a plus besoin de nous. Il souffle sagement et se repose, les ailes repliées.

Quelle gloire ce petit cotre ! Il fait notre bonheur. Pour un peu on en pleurerait. C’est ainsi que se finit une grande traversée : dans un état d’hypersensibilité indescriptible.

Après tant de soleil, de vagues, de nuits à la belle étoile, de roulis et de clapot, favorables au glissement dans l’irréel, une samba endiablée à la radio, marquée par quelques bonnes rasades de rhum fort, nous défonce au maximum. D’ailleurs nous savons déjà la danser. Lorsque enfin douchés, nous laissons la cabane et sa samba aux chèvres qui l’entourent et sautons en Land Rover.

Les formalités sont vite réglées par une visite au colonel, le maître de l’île. Faire le tour du monde à la voile est le rêve de tout îlien et de bonnes relations en découlent toujours, surtout dans l’Atlantique…"

En Asie depuis12 ans, à Phuket depuis 5 ans, je répare doucement Amulet’ mon voilier centenaire. La suite du voyage sera Madagascar et un retour au Sénégal, évidemment. En attendant de remettre les voiles, je lutte contre une inquiétante attaque de thermites et je joue sur ma guitare quelques chansons des îles Pacifiques. Si vous aussi avez la nostalgie de l’Océan et du voyage, venez danser le tamouré à bord. A bientôt.

Les oeuvres de V. Goudis :

  • Bleu Sauvage, éd. Albin Michel

  • Cap’tain Vagabond, éd. Albin Michel

  • Le fils des 7 mers, TF1 éditions


Festival vegetarien
Légendes au sujet des neuf empereurs

Il existe beaucoup de légendes à ce sujet. Une dit que neuf rois devaient gouverner la Chine pour 45000 ans.

Une autre raconte que l’empereur Peng, qui était le dernier empereur de la dynastie Song (960 – 1127 ap. JC), s’était suicidé quand il n’avait que neuf ans, alors qu’il navigait vers l’île de Taiwan. Afin de rendre hommage à leur dernier empereur, les Hokkien se vêtirent de blanc et s’abstinrent de tuer pendant neuf jours.

D’autres disent que dans les temps anciens, la Chine était divisée en neuf royaumes. Les rois ne voulaient subir l’influence des autres, alors il y eut une guerre appelée : « la guerre des neuf rois ». Par chance, un homme sage tenta d’arrêter la guerre : il s’était arrangé pour que les neuf rois se rencontrent et se parlent pendant neuf jours. Ils devaient aussi s’abstenir de tuer et manger végétarien pendant les neuf jours.

D’autres encore disent que 1500 ans plus tôt, un roi de la province de Kangsai avait neuf fils qui étaient fort bien entraînés au self-défense. Un jour, Kangsai fut attaqué par ses ennemis. Les neuf princes combattirent mais furent finalement tués au cours des combats. Après leur mort, ils devinrent des dieux qui protégèrent la province des démons. 50 ans plus tard, les esprits des neuf princes ont vu que les gens de Kangsai n’étaient pas très bon. Ils s’entre-tuaient et se volaient. Alors le plus vieux des princes apparut sur la terre comme un mendiant et demandait s’il y avait des gens vertueux dans la province. Il rencontra un homme bon qui lui donna de la nourriture et un abri. Le mendiant demanda alors neuf plats de nourriture et neuf lampes parce qu’il avait aussi huit autres frères. L’homme fut très surpris mais lui accorda ce qu’il demandait. Le lendemain, le mendiant avait disparu et le riche vit un vieil homme à sa place, qui lui demanda de trouver neuf jours dans l’année pour que la paix s’installe dans la cité.


CULTURE THAILANDAISE

« Ok Pansa » : 5 octobre, férié

Ok Pansa = retour des bonzes après 3 mois de retraite

Jour de la pleine lune du 11e mois du calendrier lunaire.

Les bonzes retournent dans les temples après 3 mois de retraite dans les monastères. C’est le moment des cérémonies et des voyages pour diffuser les Dhummas du Bouddha. Ils peuvent passer la nuit dans les temples qu’ils veulent.

Les coutumes de ce jour, se nomment Takbat Theve et Thet Mahachat. Le 1er a lieu le 6 octobre, un jour après «ok pansa »

LEGENDE

Après son illumination, le Bouddha rendit visite à sa mère au paradis, pendant 3 mois, et redescendit sur terre le jour du "ok pansa", à Sang Kasa Nakorn. Cet événement est appelé « Thevorohana » en Pali. Les bouddhistes accueillent son retour avec des offrandes et depuis ce jour la coutume est maintenue et pratiquée chaque année.

Pour le Thet Mahachat, les bouddhistes réalisent un acte méritoire et organisent des fêtes. Au nord-est, ils appellent « gnan boon phra wet » qui est organisée après la récolte.

Durand cette période, ils écoutent les sermons et les récits sur la vie de Phra Wetsandon, la dernière réincarnation du Bouddha.


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