RENCONTRE AVEC Nicola ALBRECHT,
peintre expressionniste
Par Patrick et Printemps WAL
 

Ses toiles, spacieuses et très colorées, traduisent des impressions de ses différentes visions de la vie d’ici ou d’ailleurs, puisqu’il est un grand voyageur. La rencontre avec ce peintre déjà bien connu à Phuket, s’est produite lors d’une de ses expositions au « Loft », en décembre dernier. L’art en est heureux et nous guette afin que nous apportions notre propre connaissance. Maintenant, découvrons un peu l’homme et son chemin qui le mena à être artiste.

Bonjour Siam : Nicola, nous savons, et nous pouvons aussi le découvrir à travers votre peinture, que vous avez eu plusieurs vies avant d’atteindre celle d’artiste. Dites-nous un peu l’histoire de ces vies !

Nicola Albrecht : Ma mère m’a souvent dit que j’avais plusieurs anges gardiens qui m’ont permis de vivre jusqu’à maintenant. En effet, je n’ai échappé qu’à 11 accidents « mortels », tous face à la mer. Je suis devenu très prudent avec les grandes vagues !

J’ai aussi beaucoup voyagé avec mes parents. C’est une grande chance et dès les années 50, je commençais à découvrir le monde. D’un pays à l’autre, tout change et les impressions subsistent. Alors, j’ai pu réaliser qu’il n’y avait pas que l’Allemagne, où je suis né.

Mon grand-père était artiste, il construisait des jeux pour enfants avec du bois. Il faisait des chevaux, éléphants et un grand cirque. C’était si beau, si magique. Dans les maisons familiales, il y avait beaucoup de peintures anciennes. J’étais entouré d’images, ce qui me donna beaucoup d’expériences enrichis-santes, aussi bien dans l’art que dans les voyages, les beaux vêtements et les beaux bijoux que portait ma mère sans oublier l’expérience du monde des affaires car mon père était propriétaire de très nombreux restaurants.

A sa mort, tout à été vendu, et j’ai commencé à investir dans l’art, je devenais un acheteur d’art. Puis avec mon frère, nous sommes allés en Inde en 1978 en moto.

Les 4 mois passés en Afganistan m’ont donné les couleurs de la nature. Puis dans les années 80, je découvrais l’Afrique, ses mouvements, ses couleurs. Je suis très attiré par la Femme, sa marche et ses couleurs.

Bjr. Siam : Quand avez-vous commencé à peindre ?

Nicola A. : En 1986, à Phuket . Ma mère m’a offert une boîte de couleurs et toutes les images sont venues, des mélanges de continents, de voyages, de connaissances et d’amour. L’art s’est mis là-dessus. Je ne pouvais faire autrement que de peindre, peindre, peindre.

Bjr. Siam : Lorsque l’Art s’en mêle, il nous possède et nous devons le servir toujours. Il n’y a pas d’échappatoire.

Nicola A. C’est juste, nous l’aimons toujours. Mais je ne savais pas que je pouvais peindre. Je faisais de la photographie, des portraits durant des années.

Bjr. Siam : Faites-vous encore des photos ?

Nicola A. : Non. J’ai arrêté de faire des photos en Afrique. Prendre des gens dans la boîte commençait à me gêner, et puis au Togo, ils n’aimaient pas cela.

Bjr. Siam : Donc, d’acheteur d’Art à photographe, vous avez voyagé et vous voilà peintre.

Nicola A. : J’allais beaucoup dans les musées et je commençais à être très impressionné par les peintures des années 1900, qui devenaient plus libres que les grands maîtres d’antan.

(à suivre dans la prochaine édition)


NON ! LA LANGUE FRANCAISE N’EST PAS UNE LANGUE EN PERDITION !
 

Dans cette colonne, Bonjour Siam a le plaisir de vous faire connaître, peut-être, qui sait, des journalistes en herbe ?Les élèves de Dulwich International College de Phuket, parfaitement polyglottes, vont exercer leur talent d’écrivains mais aussi la pratique de la langue française. Car bien qu’ils parlent parfaitement la langue de Molière, leur réflexe, avant la participation à Bonjour Siam, était plutôt la langue anglophone. 2 des 3 élèves, qui participeront régulièrement à la rédaction de Bonjour Siam, désirent être journalistes, et la troisième, travailler dans l’hôtellerie. Avec leur facilité pour passer d’une langue à l’autre, ces professions leur sont à portée de main.

Les enfants et le travail
Brigitte Brizon

Certaines familles qui sont pauvres, font travailler leurs enfants dès leur plus jeune âge. C’est très cruel et illégal. La plupart des enfants commencent comme vendeurs de fleurs, de cigarettes ou de bonbons. L’argent qu’ils rapportent va directement aux parents, et les enfants ne gagnent rien. Quand les enfants grandissent, les parents les mettent à la rue pour de-venir prostituées et gagner de l’argent en couchant avec des hommes. Les parents devraient eux-mêmes trouver du travail au lieu de faire travailler leurs enfants qui, eux, pourraient aller à l’école. Pour remédier à ce problème qui est très grave, je vous demande de ne rien acheter aux enfants de la rue. Comme ça, ils ne rapporteront pas d’argent aux parents et ils seront obligés de cesser ces activités. Ne les encouragez pas !!!

L’économie de Thaïlande
Marissa Jitraskol

Il y a déjà plusieurs années qu’il y a de la cor-ruption dans le gouvernement thaïlandais, mais la crise a vraiment éclaté quand M. Chavalit était au poste de premier ministre. Il a décidé de faire "flotter" le Baht le 2 juillet 1997, une décision aussi tardive a fait perdre à la Thaïlande toutes ses réserves étrangères. La crise thaïlandaise a entrainé tous les autres pays d’Asie du sud-est dans une spirale infernale. Elle a permis aux plaies causées par la corruption d’éclater et toutes les monnaies des autres pays du sud-est asiatique en ont souffert. Le Rupia indonésien, le plus touché, a perdu 300 % de sa valeur. Les bourses asiatiques ont suivi le mouvement à la baisse. Le problème pour la Thaïlande, c’est que les Etats-Unis ont des intérêts financiers beaucoup plus importants en Corée qu’en Thaïlande, en effet la Corée reste la porte économique de la Chine. Les experts pensent que la Thaïlande va souffrir encore pendant deux ans. Ils prévoient que le baht va se stabiliser entre 32-35 bahts pour un dollar américain. Le premier ministre actuel m’inspire confiance et je crois en l’économie thaïlandaise. Comme tous les pays il y a des moments de prospérité et des moments de désastre.


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